des écoliers vont parler breton des la maternelle
Loïc Lemoine, administrateur au collège Diwan, Sophie Parpaillon, présidente du comité de soutien Diwan – Saint-Herblain et Visant Roué, du pôle Étude et développement à l’Office public de la langue bretonne à Nantes, ont présenté le projet d’ouverture d’une maternelle Diwan à Saint-Herblain.

En septembre, l’ex-école de l’Angevinière sera occupée par le collège Diwan, le centre de ressources culturelles breton et… une classe maternelle Diwan !

Sophie Parpaillon, présidente du comité de soutien Diwan – Saint-Herblain, ne cache pas sa satisfaction : « Enfin, une ouverture d’école maternelle Diwan dans cette grande ville ! » Le projet date de 2012. « À raison d’une ouverture de classe par an, l’école maternelle et élémentaire sera constituée dans sept à huit ans », mais le processus est engagé sur de bonnes bases, grâce à la municipalité, qui confirme son engagement pour la culture bretonne, et à Nantes métropole, qui accompagne ce projet. « C’était urgent », ajoute Loïc Lemoine, administrateur du collège Diwan, car la restauration et l’hébergement de nuit, assurés par le centre de formation d’apprentis du Bâtiment, arrivent à leur terme.

Le breton dès 2 ans et demi

Les demandes d’inscription à l’école Diwan sont fortes à Saint-Herblain. Dix-sept familles ont déjà envisagé la rentrée pour leur enfant né entre 2011 et 2014, c’est-à-dire à partir de 2 ans et demi. L’école est ouverte aux communes avoisinantes.

« C’est une école publique, gratuite, avec la particularité d’un enseignement en breton, mais le programme est celui de l’Éducation nationale, » précise Sophie Parpaillon.

En immersion totale

À cet âge-là, les enfants s’adaptent parfaitement à l’apprentissage d’une langue « étrangère, » rassure-t-elle. Dès le jour de la rentrée, « ils sont en immersion. L’enseignante et l’Atsem ne parlent que breton ».

La rapidité de compréhension de la langue est spectaculaire chez les enfants. Les acquisitions passent par des chansons et des gestes. L’enfant comprend quelques mots, et à cet âge-là « il sait décloisonner » et passer d’une langue à l’autre, sans confusion. Une exception malgré tout, pour les tout-petits, ils sont consolés en français !

Si la transmission de la culture bretonne est associée à l’apprentissage de la langue bretonne, celle-ci s’inscrit dans l’esprit du bilinguisme. Plusieurs enfants, pré-inscrits pour septembre, parlent français et une autre langue, en raison des origines du couple parental. « Pour ces parents, c’est un choix, une ouverture spontanée et naturelle vers les autres, vers le plurilinguisme, une méthode de pensée, comme autant d’atouts pour leur avenir », explique Loïc Lemoine.

source Ouest-France

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